18 avril 2008

Bonjour tristesse.

Un roman court, frais, qui sent l'été et les longues heures de paresse au soleil.
Parfait pour cette journée pluvieuse de vacance en Bretagne, et les longues heures de paresse dans le canapé de mes grands parents...

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L'héroïne s'appelle Cécile, et j'ai la manie d'associer à chaque prénom une série d'image, d'odeur et de sensation. Celui là sent la mandarine, la mer bleu foncée et le soleil chaud.
2 ans après sa sortie du couvent, elle a découvert les joies de la vie facile, les plaisirs parisiens, et l'oisiveté de son père veuf qui évolue de soirée mondaine en soirée mondaine, de maîtresse en maîtresse.

Elle passe l'été dans une belle villa de Juan-les-Pins, avec son père et sa flamboyante conquête du moment. Avec Cyril, un bel étudiant de 26 ans, elle découvre l'amour. Mais l'arrivée d'une ancienne amie de sa mère, Anne Larsen, styliste parisienne, belle, intelectuelle, calme et posée, va boulverser ses vacances et sa vie.

Elle sent bien qu'Anne désire son père, et que si elle le conquiert elle ne sera pas une femme de plus, de passage, qu'elle les convertira à l'ordre et la moralité, les forçera à penser et à prendre leurs responsabilités. Elle sent bien qu'Anne parviendra à sculpter la "pâte modelable" qu'elle est encore en une femme de lettre, raisonable et méprisante envers les êtres de lumières, qui rient et parlent trop fort, qui ne pensent qu'au plaisir et à la fête, en somme, à ce qu'elle et son père sont aujourd'hui.

L'adolescente naïve et perverse, totalment inconsciente de ses actes, hantée par une mauvaise conscience qu'elle se refuse d'admettre, va tenter de manipuler tous les protagonistes, pour parvenir à des fins qu'elle n'était pas sûre d'avoir souhaité.

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Le livre a été adapté en film par Otto Preminger, avec mon icone d'A bout de souffle, Jean Seberg, dans le rôle de Cécile.

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Le synopsis est à peu près le même et à été écrit en collaboration avec Françoise Sagan et Jean Seberg correspond parfaitement à l'idée que je m'étais faite de Cécile...

Quelqu'un l'aurait vu? Pourrait me dire si ça vaut le coup d'essayer de me le proccurer?

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A propos de Françoise Sagan, c'est le premier livre que je lis d'elle, mais le personnage me plaisait déjà beaucoup.
Bonjour tristesse est son premier roman, elle l'a écrit à 18 ans, en 1954, et il a évidemment fait scandale.
Du sexe, de l'oisiveté, de l'immoralité et une fin dont on ne sait pas vraiment que penser... Le livre a choqué la bourgeoisie bien pensante des années 50, mais fut l'un des plus grands succès de la littérature française. L'auteur devient le symbole de l'émancipation féminine, des existentialistes, de la jeunesse libérée et contestataire.

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Ici, photographiée par Jean Loup Sieff.

Françoise Sagan aime Sartre et Camus, mais aussi et surtout, les fêtes, la drogue, l'alcool, les belles voitures, le jeu et l'argent elle aura quelques problèmes avec la justice, sera notament mêllée à l'affaire Elf, mais jamais elle n'abandonnera sa plume et publiera plus de 50 romans et pièces de théâtre. On l'a beaucoup comparé à Colette, et j'ai aussi pensé au blé en herbe en commençant ma lecture...

Sa vie va être adaptée au cinéma (sortie prévue le 11 juin) par Diane Kurys (diabolo menthe, je reste!) avec Sylvie Testud dans le rôle titre.

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Rdv dans 2 mois!

Posté par MargauxB à 18:46 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Bonjour tristesse.

    le commentaire qui n'ajoute pas grand chose au schmilblick mais qui m'est sorti tout seul des doigts

    marrant ton article : en effet, j'ai essayé tout ma jeunesse de lire Françoise Sagan dont ma belle-mère était dingue, et j'ai tout le temps détesté, mais cela faisait longtemps que je n'y avais plus pensé.
    Or, voilà : je n'ai pas vu le film dont tu parle, mais j'ai regardé en boucle, après l'avoir découvert, "Aimez-vous Brahms?". Mais en boucle!!! J'en étais folle!!! D'abord, Ingrid Bergman, ensuite, Antony Perkins (avant Psychose), et, bon, Yves Montand, dont je ne suis pas fan, mais le rôle lui allait à la perfection. (Tu vois tout ce que tu me rappelles???) Et pourtant il y avait quelque chose de malsain dans ce film, me semblait-il, et pourtant je le regardait comme une folle. DU coup, j'ai lu le livre, mais très vite, du bout des doigts, à cause de cette sorte de dégoût que m'inspirait (je ne sais même plus pourquoi) Françoise Sagan. Ce dégoût était peut-être du à ce que je me forçais. Et maintenant, en te relisant, je réalise que je n'ai pas essayé de lire un livre d'elle depuis cind ou six ans, et peut-être il faudrait que je réessaie?
    PS : je te recommande 'Aimez vous Brahms?'.

    Posté par fanette, 19 avril 2008 à 11:16 | | Répondre
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